Au CNES, S/4HANA est sur la rampe de lancement

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Confronté à l’arrêt programmé de la maintenance de ECC 6, le CNES réfléchit à une éventuelle migration vers S/4HANA. En anticipation, l’agence spatiale française a lancé une étude préalable qui, grâce à une démonstration personnalisée, a permis de tester la nouvelle génération de progiciels SAP.

 

 

Préparer la fin de vie de SAP ECC 6, dont la maintenance s’arrête en 2025, et se projeter dans l’avenir, autrement dit dans la génération S/4HANA, dernier-né des familles de progiciels mises sur le marché par le premier éditeur européen. C’est en somme la mission confiée par le CNES (le Centre national d’études spatiales) à PASàPAS. Avec surtout l’ambition d’éclairer le chemin permettant de passer des systèmes actuels, utilisés par 2 500 utilisateurs (dont 400 réguliers) répartis sur 4 sites (dont un en Guyane), à ceux qui sont appelés à les supplanter. « C’est avant tout les orientations de l’éditeur qui nous imposent le passage à S/4HANA, tranche d’emblée Franck Amsellem, chef de projet informatique d’entreprise au sein du CNES. Qui plus est, la ligne de SAP tend de plus en plus vers le Cloud : une mutation à laquelle nous devons réfléchir dans le cadre de l’évolution de notre Système d’information dont SAP fait partie. »

Franck Amsellem, chef de projet informatique au sein du CNES

La nature du CNES – un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) – soulève, par ailleurs, quelques enjeux spécifiques. « Du fait de notre rattachement au secteur public, nous sommes soumis à une réglementation appelée GBCP (Gestion Budgétaire et Comptable Publique) mal prise en compte par l’éditeur. De nombreux autres développements spécifiques ont dû être greffés à notre système SAP pour supporter le code des marchés publics », ajoute le chef de projet. Une complexité supplémentaire à l’heure de migrer vers S/4.

 

Définir le futur cahier des charges

 

Pour définir la trajectoire la plus adaptée, PASàPAS se lance alors dans une mission de 4 à 5 mois, commençant par une prise en main des systèmes SAP du CNES. Sur cette base, le prestataire dessine plusieurs trajectoires possibles d’usage du Cloud dans le cadre de la migration vers S/4HANA. « Du tout Cloud, où l’ensemble de l’environnement et de l’exploitation est externalisé, à une solution 100% internalisée, en passant par toute une série de combinatoires », explique Franck Amsellem. D’autre part, le prestataire a accompagné l’établissement public dans la définition des éléments clefs d’un futur cahier des charges pour le projet de migration vers S/4.

 

Mis sur pied par les équipes de PASàPAS, un outil de démonstration (« Démo 21 »), déroulant un processus métier réel du CNES avec de vraies données, permet enfin aux équipes de l’établissement de toucher du doigt la réalité de la nouvelle génération de progiciels SAP. L’étude permet surtout de mettre en évidence un point qui va s’avérer central dans le projet de montée de version : « très tôt, PASàPAS nous a alertés sur le besoin de refondre certains processus pour rentrer dans le modèle de S/4HANA. Nous aurons donc deux projets à mener, l’un technique, l’autre métier. Le passage de la logique de transactions à celle de tuiles impose une refonte des processus, même si l’outil sera plus convivial que les actuels écrans SAP », analyse le chef de projet. En plus, subsistent les interrogations liées à la conformité à la GBCP, « même si cette problématique doit normalement être prise en compte par l’éditeur. »

 

Une étude pour « entrer dans le concret »

 

Ce travail préparatoire, mené fin 2017, a permis au CNES de bâtir un planning préliminaire pour son passage à la dernière génération de progiciels de l’éditeur de Walldorf. L’établissement public prévoit de publier son appel d’offres ,afin de choisir le ou les prestataires qui mèneront le projet pour une mise en production avant la date de fin de ECC décidée par l’éditeur. « Sur la question du Cloud, nos réflexions avancent petit à petit, précise Franck Amsellem. Nous étudions une externalisation de nos infrastructures dans le Cloud. » L’autre inconnue réside encore dans le passage à HANA, un prérequis pour S/4. Si PASàPAS recommande de mener de front les deux chantiers – migrations vers HANA et vers S/4 en même temps –, l’établissement hésite encore, car il doit faire face à l’obsolescence de son infrastructure actuelle et est convaincu que paralléliser les deux projets nécessitera de mobiliser d’importantes ressources humaines.

 

Si la roadmap doit encore être précisée sur certains points, Franck Amsellem dresse un bilan très positif de l’étude préparatoire, qui a permis aux équipes IT du CNES « d’entrer dans le concret ». « Le savoir-faire de PASàPAS, que nous avions pu toucher du doigt lors d’un salon événementiel, nous avait particulièrement attiré notre attention, raconte le chef de projet. C’est pour cette raison que nous avons décidé d’ajouter ce candidat, qui n’avait jamais travaillé pour nous, à participer à une consultation dans le cadre de cette étude préalable à la migration. » Une mise en concurrence que PASàPAS a finalement emportée, alors que le CNES y avait associé des exigences élevées. « Et nous sommes aujourd’hui particulièrement satisfaits de la précision et de la qualité de la prestation délivrée », conclut Franck Amsellem.

 

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Crédit photo : Par Thilo Kranz/DLR, CC BY 2.0 (commons Wikimedia).