DECATHLON et PASàPAS co-innovent dans les opérations SAP en quête de performances maximales

GROUPE IT-7 (1)

Engagé dans une stratégie agressive d’automatisation des actes techniques sur ses environnements SAP, en lien avec sa migration vers le Cloud public, DECATHLON s’est appuyé sur l’expertise et le savoir-faire des équipes Infogérance de PASàPAS. A la clef, la co-construction d’une solution résolvant une des difficultés majeures que rencontrait le groupe nordiste.

Pour ses environnements SAP, DECATHLON a fait un choix assez radical, un choix qui tranche avec les pratiques de la plupart des grandes entreprises : le choix de l’automatisation à outrance. “Notre stratégie consiste à supprimer un maximum de tâches sans valeur ajoutée, que l’on parle d’installations système ou de suivi de procédures de plusieurs dizaines de pages”, résume Maxime Levarlet, le responsable de l’équipe de production sur les environnements SAP au sein du groupe de conception et de distribution d’équipements sportifs et de loisirs.

Le mot d’ordre : automatiser tout ce qui peut l’être. Chez DECATHLON, les installations de bases de données HANA ou de serveurs d’applications sont ainsi automatisées. Tout comme les ouvertures de mandants, supportés par un workflow de validation. Et le groupe a lancé un prototype portant sur l’auto-remédiation, autrement dit sur la capacité des systèmes à se réparer tout seul lorsqu’ils font face à un problème bien identifié. “Sans oublier le fait que la migration vers le Cloud, qui est au centre de notre stratégie IT, nous ouvre la porte de l’Infrastructure-as-code”, ajoute Maxime Levarlet. Le groupe a prévu de fermer tous ses datacenters d’ici à 2020 et de standardiser ses déploiements via les technologies d’Infrastructure-as-code.

Passer de 25 à 2 jours homme !

Le responsable de l’équipe de production SAP avoue toutefois “se sentir parfois un peu seul” dans cette stratégie et volonté d’automatisation, sur un marché dominé par des entreprises privilégiant toujours les opérations manuelles sur les environnements SAP. C’est cette approche en rupture qui est à l’origine du rapprochement et du projet de co-innovation du groupe nordiste avec PASàPAS, le prestataire ayant lui aussi fait de l’automatisation et de l’orchestration dans les opérations SAP une des pierres angulaires de la stratégie de son offre d’infogérance. Cette stratégie étant particulièrement adaptée à une infrastructure SAP dans le Cloud.
Au cœur des discussions entre DECATHLON et la société de services, un sujet bien précis qui donne du fil à retordre aux équipes du distributeur, un sujet lié à des procédures de refresh sychronisées.

Ces opérations s’avèrent en effet assez chronophages pour les équipes IT de DECATHLON, qui doivent faire face à 5 ou 6 campagnes de refresh chaque année, chacune d’entre elle touchant tous les systèmes SAP du groupe (soit 9 modules). “Ces campagnes mettaient nos ressources sous tension, car chacune d’entre elles mobilisait une équipe de 5 personnes pendant 5 jours. Et nous étions dans l’incapacité d’en mener deux en parallèle”, énumère Maxime Levarlet. Ce constat pousse l’entreprise à investir dans l’automatisation de ces opérations, en commençant par l’identification des différentes composantes de chaque refresh. Avec un objectif clair et ambitieux : faire tenir chacune de ces opérations dans une fenêtre de 2 jours, en ne mobilisant qu’une seule personne à chaque fois.

Un projet de co-innovation pour contourner l’écueil BW

“Nous avons commencé à mettre en place des briques unitaires d’automatisation, sur les backup ou sur les copies et synchronisations vers les environnements de mise en qualité hébergés dans nos datacenters, notre production étant déjà dans le Cloud public”, raconte Beerandra Doargajudhur, le responsable de l’environnement SAP Tech chez DECATHLON. Pour chaîner ces opérations unitaires, l’entreprise a recours aux API, via un outil dédié. Si le projet permet un premier bond en avant – l’automatisation du refresh d’un système SAP -, DECATHLON reste confronté à des difficultés spécifiques liées à BW, datawarehouse pour lequel un refresh impose de reconstruire les liens vers les systèmes cibles. “Et la complexité du sujet est accrue par le fait que, chez DECATHLON, certains environnements BW sont reliés à deux systèmes”, reprend l’ingénieur.

De cet écueil naît un projet de co-innovation mené par le donneur d’ordre et les équipes infrastructures cloud chez PASàPAS. Avec l’ambition de construire une solution résolvant la question de l’automatisation de la connectivité des environnements BW. “La logique de ce projet revient à simuler tous les actes qu’un expert entreprendrait pour faire face à ces problèmes spécifiques, tout en intégrant une approche moderne consistant à ouvrir et fermer les environnements dans le Cloud en fonction de leur usage réel”, détaille Maxime Levarlet. Développée par un expert de PASàPAS, la solution repose sur des scripts spécifiques qui pilotent et interagissent avec les systèmes dans le Cloud public de DECATHLON.

Flexibilité améliorée

Le projet de co-innovation, associé aux autres efforts menés par le groupe de conception et de distribution, a permis aux équipes SAP de l’entreprise d’atteindre un premier palier. “Aujourd’hui, chaque campagne de refresh mobilise 2 personnes pendant environ 2 jours et demi, au cours desquelles elles sont surtout occupées à surveiller le fonctionnement des automates, reprend Maxime Levarlet. Et nous avons aussi gagné en flexibilité, car si quelque chose tourne mal au cours du processus, nous savons désormais identifier l’endroit où se situe le problème et reprendre à partir de là.” Plutôt que de repartir de zéro.

L’atteinte de l’objectif ultime que s’est fixé DECATHLON – une campagne de refresh bouclée en 2 jours homme – dépend encore de la capacité de l’outillage à traiter des problèmes résiduels. Si le groupe explique être parvenu à 98% d’automatisation sur les environnements SAP eux-mêmes (les 2% restants étant constitués d’interventions suite à des erreurs), BW continue à soulever quelques problématiques spécifiques lors des refresh. “Sur ce terrain, nous faisons face à encore environ 20% de cas pour lesquels nous n’avons pas de solution dans l’immédiat, conclut Maxime Levarlet. Mais nous sommes déjà très satisfaits du niveau atteint aujourd’hui. »

 

Vous êtes ingénieur-e OPS et Automatisation SAP ? Decathlon recrute !