Le Cloud est devenu incontournable… y compris pour les applications SAP

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Hier encore considéré avec suspicion pour l’hébergement des applications critiques, le Cloud est devenu, à la faveur de la pandémie, une option systématiquement étudiée pour toute évolution de SAP. Un basculement qui transforme le rapport des entreprises à l’ERP du premier éditeur européen, mais aussi la nature des services offerts par un spécialiste de ces environnements, comme PASàPAS.

 

Francis Roche, Directeur Général de PASàPAS

« PASàPAS a fait très tôt le choix du Cloud, il y a environ cinq ans. Nous possédions alors une activité datacenter, hébergée dans une filiale qui était rentable. Mais, parce que nous anticipions l’importance des investissements nécessaires pour maintenir la sécurité au niveau attendu par le marché, nous avons décidé de tout basculer dans le Cloud », explique Francis Roche, directeur général de PASàPAS. Un virage qui a transformé la société qu’il dirige en pur spécialiste des services managés sur SAP. D’abord via un accord avec AWS, puis avec Microsoft Azure et Google Cloud Platform.

 

 

 

Ce virage acté, PASàPAS s’est lancé dans ce que Francis Roche voit comme une phase d’éducation du marché, avec des ETI et des PME qui restaient, à l’époque, encore assez peu sensibles aux attraits du Cloud : « Nous avons mis en place une démarche d’évolution des environnements SAP vers un hébergement chez un hyperscaler couplée à des services managés », raconte le dirigeant. Un modèle proche du PaaS (Platform as-a-Service), dans lequel chaque entreprise apporte son contrat existant et les licences dont elle dispose. Un modèle qui a apporté un niveau de croissance intéressant à PASàPAS, même si une part significative de ses clients continuait à privilégier un hébergement sur des infrastructures maison ou chez un prestataire spécialisé.

 

Covid-19 : le game changer

« La pandémie a tout changé, en particulier la vision des directions générales sur le sujet », raconte Francis Roche. De facto, avec la généralisation du télétravail, le Cloud a démontré son intérêt et sa fiabilité. La conséquence ? Depuis fin 2020 et début 2021, tous les appels d’offre que reçoit PASàPAS abordent la question du Cloud. « Même si, parfois, des entreprises ont des raisons objectives d’écarter cette option, cela montre que le travail d’éducation est désormais derrière nous », observe notre interlocuteur.

En parallèle de cette évolution des mentalités, SAP a lancé une nouvelle offre SaaS, RISE with SAP, correspondant bien aux attentes des grosses PME et des ETI, les entreprises avec lesquelles travaille PASàPAS. Une offre que ce dernier s’est empressé d’ajouter à son catalogue et avec laquelle il a déjà remporté plusieurs projets. « Cette offre rassure aussi les organisations sur une autre de leurs préoccupations : la difficulté à recruter des experts SAP en interne », relève Francis Roche. L’offre en mode SaaS de SAP couplée aux services managés de PASàPAS permet, en effet, de se reposer sur des partenaires industriels, sans avoir besoin d’expertises pointues en interne, y compris sur la sécurité. Un sujet devenu prégnant dans toutes les organisations, depuis la recrudescence des attaques qui a accompagné la crise sanitaire.

 

Le SaaS n’est plus synonyme de rupture

Avec l’arrivée de RISE, PASàPAS dispose donc de deux cordes à son arc dans l’accompagnement de ses clients vers le Cloud. Une première voie où ce dernier est considéré avant tout comme une solution d’hébergement et une seconde voie, reposant sur le SaaS et sur une série de services complémentaires mis en œuvre par les équipes du prestataire. Un mode SaaS de seconde génération, plus souple que par le passé, comme le détaille Francis Roche : « RISE with SAP est disponible dans le Cloud public, mais également sur des Cloud privés. Et la gestion des développements spécifiques est bien meilleure qu’auparavant. » En particulier, via un outillage permettant d’évaluer l’évolutivité des spécifiques et de les transformer en add-on de la solution SaaS. « Les entreprises peuvent continuer à capitaliser sur leurs données ; le SaaS n’est plus synonyme de rupture », note le directeur général de PASàPAS.

Dès lors, quels sont les critères qui poussent une organisation à choisir l’une ou l’autre voie ? La volonté d’amortir des investissements déjà réalisés, des aspects financiers, le RGPD, la crainte de se retrouver pieds et poings liés à un hyperscaler nord-américain, des problématiques réseau peuvent peser. Mais ces paramètres ne remettent pas en cause le consensus qui est en train de se dégager sur les apports du Cloud dans la gestion des environnements SAP : garanties en matière de sécurité, capacité à provisionner des infrastructures complètes en quelques jours, accès simplifié aux nouveautés, capacité à accompagner la transformation des pratiques de développement vers les méthodes agiles ou encore gestion des talents simplifiée. « L’option Cloud fait baisser la pression, en permettant à nos clients de se focaliser sur des problématiques métier, et non plus sur la maintenance de leurs environnements techniques », résume le dirigeant.

 

D’intégrateur à orchestrateur de services Cloud

Au passage, la transition vers le Cloud signifie aussi une transformation des activités d’un prestataire comme PASàPAS, certains gestes techniques pratiqués auparavant devenant des automatismes sur les plateformes des hyperscalers. Hier avant tout intégrateur, le métier du spécialiste de SAP évolue vers l’orchestration de services fournis par des partenaires de confiance, sur le Cloud. « Ce qui passe par une adaptation de nos compétences, une transformation de nos équipes pour les placer dans une dynamique de consommation de services et de relation client », dit Francis Roche.

Ce basculement d’une partie des opérations vers les plateformes Cloud permet aussi à PASàPAS d’accélérer certains projets, en particulier dans la transformation des environnements SAP vers S/4HANA. « On assiste à une forme d’industrialisation et de sécurisation de ces projets de conversion. Même si leur durée reste peu ou prou similaire, ils mobilisent moins de ressources. Conséquence : nous devrions doubler notre capacité de conversion cette année, en menant une quinzaine de projets de ce type », assure le directeur général. En parallèle, le Cloud fait aussi naître de nouveaux besoins de services. Par exemple dans le pilotage des coûts (ou FinOps). Un sujet émergent sur lequel PASàPAS développe de nouveaux outils, qui permettront à ses clients d’optimiser dynamiquement leur facture Cloud.

 

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