Jésus Berecibar « #restonsenaction, ça résume tout notre état d’esprit »

ALL IN SPACE - KPF

Jésus, le petit panneau #restonsenaction tenu par une main qui sort du logo, ce n’est pas un détail pour vous…. 

Jésus Berecibar: Je confirme. Le petit panneau jaune, #restonsenaction, c’est notre mantra quotidien. On se le dit en souriant mais finalement, ça résume notre état d’esprit. On ne va pas se mentir : on a tous été tétanisés au début du confinement. Et puis, passé le stade de sidération, nous avons réagi. Comme toute organisation solide, nous sommes passés à l’action.  « Human First » avec cette main qui sort, c’est une manière de nous positionner, d’expliquer que notre communauté PASàPAS fait une sortie certes progressive mais déterminée. Le « Restons en action » renvoie bien sûr au fameux « Restons chez soi » du confinement. Car nous devons garder à l’esprit que la prévention et la santé sont toujours en première ligne.

 

 

Qu’avez-vous fait de spécial au début du confinement ? 

Nous avons switché en télétravail en une nuit pour protéger nos salariés. Beaucoup de nos clients ont été impressionnés et nous ont dit ne pas avoir vu de différence. Il faut dire que le télétravail est inscrit dans nos gènes : on a créé PAPàPAS il y a 15 ans sur un modèle à distance. Tout le monde est équipé et peut travailler de n’importe où. 

 

Et pour garder le contact ? 

Ce qui nous a paru fondamental, c’est de rester transparent sur l’évolution de la situation avec tous les salariés. Nous avons fait le choix d’informer au jour le jour dès que la situation évoluait sur le chiffre d’affaires. Dans l’enquête interne que nous avons menée, 95% des salariés estiment que nous avons pris les bonnes décisions. Cette confiance en bonne intelligence est le fruit du travail que nous faisons depuis des années. Tous ceux qui nous ont rejoints adhèrent à cet état d’esprit qui est aussi le leur : celui de la responsabilité. Ils savent que la direction fait son maximum, mais ne peut pas tout. Le salarié prend lui aussi sa part de responsabilité. Par exemple, les collaborateurs ont pris leurs vacances sans qu’on soit obligés de les contraindre. Nous avons également eu recours à l’activité partielle, nous avons piloté à la semaine, arbitré entre capacité et activité partielle avec toujours le souci d’être en capacité d’accompagner l’activité de nos clients.

 

Comment avez-vous aidé vos clients ? 

Au cours des premières semaines, nous les avons contactés par téléphone, non pas pour leur vendre quoi que ce soit, mais pour savoir comment ils allaient et pour imaginer et mettre en place avec eux le plan nécessaire au fonctionnement de leur système d’informations.

Nous avons aidé ceux qui en avaient besoin, par exemple à intégrer l’activité partielle dans la paie ou à gérer leurs capacités d’infrastructure informatique.

Malgré le chômage partiel, nous étions organisés pour rester à leur écoute. Nous avons mis nos clients en confiance grâce à notre plan de continuité d’activité qui permet de délivrer le service même si on passe en télétravail. Encore une fois, le travail à distance fait partie de l’ADN de PAPàPAS depuis sa création. 

En outre, nous sommes partenaires de nos clients, et dans ce cas particulier de gestion de crise, nous avons pu compter sur une « proximité à distance » salvatrice.

 

Près de la moitié des salariés est actionnaire de PASàPAS, est-ce une raison supplémentaire qui permet d’établir cette confiance ? 

C’est vrai que c’est notre « clé de voûte » à nous. Avec 47% du capital entre les mains des salariés, c’est la cohérence de l’ensemble de l’édifice qui est assurée. Mais je pense aussi que les hommes et les femmes chez PASàPAS sont impliqués et à l’écoute des clients, actionnaires ou non.

 

Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur le chiffre d’affaires ? 

Le confinement a impacté un tiers de l’activité. Mais, heureusement, notre business model est vertueux : 70% de nos contrats sont des abonnements annuels et nos clients nous gardent leur confiance. Et puis des contrats ont continué d’être signés durant cette période sur nos cœurs de métier : BI, expertise, infogérance. Globalement notre business model démontre sa résilience et nos offres nous permettent de gérer des projets à distance ce qui nous donne plus de souplesse et de réactivité pour nous adapter. Le récent sondage interne ainsi que nos résultats financiers nous rassurent sur nos choix de pilotage serré durant cette crise.

 

Certaines activités ont-elles augmenté à cause du coronavirus ? 

Clairement oui, notamment sur la Business Intelligence. Des clients nous ont appelés pour équiper en urgence leurs cellules de crise en SAP Analytics cloud. Ils avaient besoin de KPI à la demi-journée sur le nombre de salariés en chômage partiel, les impayés, les risques clients, etc. Des besoins évidemment nouveaux. Les 80 consultants 100% dédiés à la Business Intelligence (Planeum et PASàPAS), sont restés sur le pont pendant tout le confinement et ils continuent encore aujourd’hui.  

 

Et maintenant, comment préparez-vous le futur ? 

Mi-Mai, nous avons lancé une campagne d’entretiens avec plus d’une centaine de clients. Nous voulons comprendre comment ils ont vécu la situation, comment ils envisagent la suite, c’est important pour nous car, au-delà des échanges toujours riches que nous avons ensemble, ca nous permet de voir comment nous adapter au mieux pour répondre à la nouvelle donne.

Nous voulons aussi « co-construire » l’avenir avec nos collaborateurs. Nous avons ainsi organisé des workshops intitulés « Imaginez la suite » avec une vingtaine de managers. L’objectif est de faire un bilan nous aussi de la façon dont nous avons vécu la crise mais surtout de faire naître de nouvelles idées, quelles soient liées à nos façons de travailler, notre façon d’interagir avec nos clients ou liées à de nouveaux services pour nos clients.

 

De quoi ont besoin vos clients à l’heure de la reprise ?

Ils ont plus que jamais besoin de leur SI. Dans ce cadre, l’infogérance devrait prendre de l’ampleur, le support reste essentiel et la BI devient un poste stratégique. Les clients recherchent aussi des « quick win » : des solutions simples, progressives et pragmatiques. C’est pour cette raison que nous avons fait le choix de nous mettre à leur service sur des petits projets qui ont un ROI très rapide. On sait d’ores et déjà que les projets de fusion/acquisition vont proliférer après cette période. Des chantiers vont donc s’ouvrir, pour permettre à nos clients d’aller vers plus de pilotage, de petits projets, d’indicateurs efficients, d’autonomie etc.

 

Et donc demain ?

Demain ? Restons en action ! 

#restonsenaction

 

Propos recueillis par Alexandra Le Carpentier

Contact:
Manon BOUHARD – Marketing & Communication
PASàPAS – 23 rue Taitbout, 75009 Paris
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