Projet “Parrainons des abeilles” : témoignage de notre partenaire, Philippe Michel, apiculteur professionnel

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Pour mener à bien l’opération « parrainons des abeilles », PASàPAS a signé un partenariat avec un apiculteur de Lyon, Philippe Michel. Apiculteur professionnel depuis 6 ans, Philippe intervient dans les entreprises et les écoles pour implanter des ruches et sensibiliser au rôle des abeilles dans notre environnement. Pour PASàPAS, il est chargé de l’installation de 12 ruches et du développement des essaims. Objectif : animer un projet fédérateur pour l’ensemble des collaborateurs !

 

Pouvez-vous présenter votre activité ? 

J’ai créé mon entreprise il y a 6 ans pour me consacrer pleinement à l’apiculture, un univers que j’ai découvert quand je travaillais comme paysagiste. J’ai deux activités : la production et la distribution de miel d’une part, et l’installation de ruches en entreprise, d’autre part.

Aujourd’hui, je produis en moyenne 2 tonnes de miel par an, avec 150 ruches que je déplace sur toute la région Rhône-Alpes en fonction des floraisons.

En parallèle, j’interviens auprès d’entreprises qui veulent développer un projet fédérateur et innovant, axé sur le maintien de la biodiversité.

 

PASàPAS vous a sollicité pour les accompagner dans la mise en place d’une « Opération Abeilles ». Quel est votre rôle ?

Préparation des ruches PASàPAS

Avec la direction de PASàPAS, nous avons décidé d’implanter 12 ruches :

  • 3 sur les toits de l’immeuble Factory à Lyon où l’entreprise est installée,
  • 9 en zone périurbaine chez un maraicher bio que je connais et qui va profiter des abeilles pour la pollinisation de ses cultures.

Les 3 ruches sur le toit de l’immeuble Factory vont permettre aux collaborateurs de suivre toutes les étapes de l’opération, depuis l’installation jusqu’à la récolte du miel. Nous pourrons organiser des visites pour ceux qui le souhaitent.

J’ai prévu 12 interventions dans l’année, pour vérifier le bon développement des colonies, si les ruches sont en bonne santé, leur apporter ce dont elles ont besoin… L’hiver, les ruches sont au repos avec environ 15 000 abeilles. En revanche, au printemps, l’activité est très intense et les ruches peuvent atteindre 60 000 abeilles. D’avril à fin juin, je prévois de venir environ toutes les 2 semaines. En été, l’activité ralentit. Puis, en septembre, c’est la récolte.

La prochaine étape à court terme va être de peindre les ruches en bois que j’ai commandées, puis d’aller chercher les essaims et de les installer courant avril.

 

Quel est l’objectif de PASàPAS à travers ce partenariat ?

PASàPAS souhaite fédérer les collaborateurs autour d’un projet commun : la découverte de l’apiculture et la production de miel.

C’est un geste symbolique naturellement. Mais c’est une façon de s’intéresser à un écosystème très organisé qui a beaucoup à nous apprendre. Je reçois de plus en plus de demandes d’entreprises, signe de l’intérêt croissant pour le rôle des abeilles dans notre environnement.

 

Transport des ruches PASàPAS

Pourquoi promouvoir les ruches en entreprise ? Quel est le sens d’une telle démarche, selon vous ?

Nos civilisations ressemblent aux ruches. Nous évoluons dans des écosystèmes très organisés et en même temps en pleine mutation. Pour survivre et se développer, les abeilles sont constamment en train de s’adapter, de communiquer et de garder l’esprit ouvert. Les hommes doivent faire de même ! Dans une certaine mesure, on peut s’inspirer de leur mode de fonctionnement.

Parallèlement, on se rend de plus en plus compte des enjeux autour de la pollinisation qui est essentielle pour notre développement. L’abeille est le témoin de notre environnement. Si elle va bien, c’est que l’environnement se porte bien.

Promouvoir les abeilles dans les entreprises a un réel sens pour moi. Je vois que les consciences s’éveillent. Les personnes qui participent changent un peu leur façon de vivre.

 

 

Comment envisagez-vous la participation des collaborateurs de PASàPAS ?

L’idée est de pouvoir faire découvrir l’univers des abeilles aux collaborateurs. Certains pourront participer aux visites, 5 à 6 personnes à chaque fois environ. Je peux aussi intervenir en salle pour expliquer le fonctionnement des ruches.  Et selon les envies de chacun, je suis là pour soutenir ceux qui ont envie de s’investir d’avantage ou monter en compétences.

Je suis ravi de travailler avec PASàPAS sur ce projet. Être apiculteur est un métier qu’on fait réellement par amour. J’espère arriver à leur transmettre ma passion !

 

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